Francofête à Longueuil le dimanche 24 mars

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    S. J. Hayes
    Admin bbPress

    Le dimanche 24 mars, je participerai à la Francofête aux côtés de 4 autres auteurs indépendants : Françoise Gilbert (policier), Chantal Gevrey (blanche), Jean-Louis Courchesne (policier) et Jacky Pachès (historique).

    Francofête

    L’évènement ouvrira ses portes à 9 h 30 et comportera plusieurs parties. Aux dernières nouvelles, nous aurons une heure sur « scène » à partir de 11 h 15. Elle sera suivie de l’heure du lunch, pendant laquelle nous dînerons au milieu des convives pour répondre à d’éventuelles questions.

    Nos livres (papier) seront également en vente sur place au prix de 20 $ (5 $ allant à l’association organisatrice pour ses divers projets socio-culturels).

    L’entrée est gratuite, mais si vous comptez rester à dîner (ou déjeuner comme on dit en France), vous devez réserver et payer à l’avance (15 $). La fiche de réservation est un PDF téléchargeable sur le site de l’asso Québec-France Montérégie : http://www.quebecfrance-monteregie.org/

    Lieu : Centre Vie de quartier Notre-Dame-de-la-Garde (salle Coteau-Rouge)
    1278 rue Papineau
    Longueuil
    (près du coin La Fayette/Sainte-Foy)

    #1120
    S. J. Hayes
    Admin bbPress

    Alors, comment c’était?? Attendez, je vous dis tout! ^_^

    Ce qu’il faut savoir, déjà, c’est que la veille, c’était mon anniversaire + la fête de mon fils (sa date d’anniversaire est deux jours après la mienne), donc j’avais un peu bu et je n’ai presque pas dormi… Et, inévitablement, je me suis réveillée avec une petite gueule de bois. Argh! En plus, mon speech n’était pas prêt; je l’ai refait vite avant de partir, mes 8 exemplaires de Nocturne sur le dos.

    La Francofête avait lieu à 25 minutes de chez moi, dans une ancienne église reconvertie, donc j’ai marché. Je suis arrivée peu après 9 h 30, l’heure officielle d’ouverture.

    Mes 4 collègues du « café littéraire » étaient déjà là (je suis toujours la dernière!), leurs livres bien disposée sur une table dont la nappe n’était autre que le drapeau québécois. J’ai ajouté les miens (et les quelques signets que j’avais apportés) à la place qu’ils m’avaient laissée, et nous avions des chaises en arrière.

    L’activité qui précédait la nôtre était une dictée… ou plutôt une « ludictée », comme ils l’appellent. LOL Vu le silence de cathédrale qui s’est installé pendant que Pauline Gill (l’invitée phare de l’évènement) dictait le texte, nous l’avons faite avec tout le monde! Après ça, c’était à nous. Ma mère et une amie sont venue juste pour assister à cette partie-là.

    Nous avions une heure, divisée par cinq. Chacun notre tour, nous avons pris le micro pour parler librement sur le thème « Écrire… pourquoi pas! » Nous avions décidé que je passerais en deuxième, ce qui n’était finalement pas plus mal, parce que plus on attend, plus la tension monte! J’ai dû plusieurs fois faire un effort médidatif pour calmer mes battements cardiaques. Je me disais « C’est bon, t’inquiète pas, tu vas déchirer! »

    Et sans vouloir me lancer des fleurs, ça s’est vraiment bien passé… J’avais décidé depuis deux mois que je n’allais ni lire ni réciter. Donc, improviser. Seulement, quand on improvise, le risque est de se mettre à digresser, à partir tous les sens; surtout quand on est très bavarde et qu’on trouve tout passionnant, comme moi. Juste avant la dictée, je m’étais donc préparé une feuille à l’arrache avec l’ordre des différents points que je voulais aborder, pour m’aider à rester dans le sujet.

    Et somme toute, ça m’a suffi. À la fin, il me restait quelques minutes, et un signe selon moi que mon intervention a intéressé la salle, c’est que j’ai eu plusieurs questions! Quelqu’un m’a même demandé si je prévoyais d’écrire une suite à mon roman (je l’avais avec moi pour le montrer) — j’ai halluciné! LOL

    Après ça, c’était l’heure du lunch. Le concept, c’était « un auteur à ma table » : chacun d’entre nous se voyait assigner une table, et les autre dîneurs pouvaient nous poser des questions. À priori, j’avais pensé que cette partie-là passerait mieux que la précédente (un peu plus formelle), mais, pour moi, ça a été l’inverse.

    On m’a posé quelques questions bateau, un peu par politesse (quels étaient mes auteurs préférés, quelles études j’avais faites), mais personne n’a souhaité discuter de mon livre, de mon expérience d’écrivaine, d’éditrice, du milieu du livre… Et ça s’est vite mis à tourner autour de ce que les uns avaient vu à la télé, et de la croisière que les autres avaient manquée. Soit!

    J’ai fait deux ventes après le dîner et une supplémentaire à la toute fin de l’évènement. J’avais dit que si j’en faisais 3 ou 4, je serais impressionnée, et je l’ai été! D’autant qu’aucun des autres auteurs n’a vendu plus que moi (une autre en a vendu autant, je crois)! Comme quoi, même auprès d’un public qui n’est pas à priori notre public cible, on peut donner envie aux gens juste en ayant l’air sympathique et accessible (et en ayant bossé la couv du livre comme je l’ai fait). J’espère juste que mes acheteurs ne seront pas trop choqués par les gros mots et le sexe… LOL

    En début d’après-midi, un groupe de slam (des jeunes autistes menés par leur prof) nous a permis de résister à l’envie de sieste; c’était très sympa, ça apportait aussi un vent de jeunesse à l’évènement. On a enchaîné sans pause avec les « dix mots » : à partir de dix mots imposés, les membres de l’association pouvaient composer un texte de leur choix, et venir le lire à cette occasion.

    Et le clou de la journée, c’était l’intervention de la romancière Pauline Gill, spécialisée en fiction historique et, surtout, dans la mise en avant de ce qu’elle appelle les pionnières, ces femmes parfois mal connues qui ont fait l’Histoire du Québec. Je ne la connaissais pas, et j’ai donc décidé de lui acheter Évangéline et Gabriel, histoire de me culturer un peu.

    Enfin ont eu lieu quelques tirages de lots… et j’ai eu la surprise de remporter un panier de produits locaux! Bon, eh bien, ce n’est pas de refus…

    Finalement, donc, malgré certaines appréhensions, l’évènement était très sympathique, et juste assez modeste pour que je me sente à l’aise (j’estime le nombre de participants à une quarantaine, sans compter les slammeurs et leur public, qui sont venus et repartis juste pour cette partie-là). Après tout, c’était mon tout premier en tant qu’auteure! Et ça m’a vraiment donné le goût d’en faire d’autres!

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