Nocturne – épisode 3 : Escalade – III

Léara

Je ne savais pas quelle mouche avait piqué Micka, mais l’amant prévenant et timide avait disparu. Je passai exactement deux secondes à le déplorer, avant qu’une vague de plaisir ne me submerge, me laissant flageolante, fourmillante, pleine d’une tension qui exigeait délivrance. Sans hésitation, il glissa sa main sous ma jupe jusqu’à recouvrir mon sexe. Ma culotte était déjà mouillée. L’écartant d’un doigt, il gagna l’accès jusqu’à ma vulve. Quand il commença à titiller mon clitoris, j’eus l’impression qu’un feu me dévorait. Entre deux halètements, je l’encourageai par des mots inintelligibles qui ressemblaient à des gémissements. Jusqu’à ce que je sente le précipice arriver… Je criai avant même que l’orgasme ne me foudroie, comme on crie d’anticipation avant la descente d’un grand huit.

Alors que j’émergeais, cotonneuse, songeant vaguement qu’il n’y avait pas de drogue au monde meilleure que ça, Micka me souleva légèrement par les fesses. Il se plaça à l’entrée de mon vagin encore sensible. J’agrippai ses épaules, et mes ongles s’enfoncèrent dans sa chair tandis qu’il s’enfonçait en moi. Il eut la prévenance de retenir l’arrière de ma tête d’une main, parce que les mouvements de son bassin n’avaient rien de doux — et l’écorce du tronc derrière moi non plus. En même temps, j’étais toujours à moitié shootée au plaisir, et tous mes sens semblaient concentrés sur ce qui se passait entre mes jambes. C’était bon, comme une cerise sur un délicieux gâteau, mais je m’aperçus vite qu’il allait jouir avant moi. Avec des gestes fermes et des mots répétés, je parvins à percer à travers son désir et à l’arrêter. Il m’observa, désemparé, respirant fort, lui faire signe de se retirer, puis me mettre à genoux devant lui.

J’empoignai son sexe et fit glisser sur son long la fine peau satinée qui le recouvrait, autant par pur plaisir de le toucher que pour en essuyer grossièrement mes propres fluides sexuels. Puis, sans arrêter mes va-et-vient, je pris son gland dans ma bouche, le suçant avant de le lécher tout autour. Il émit une sorte de râle. Du coin de l’œil, je le vis rejeter sa tête en arrière, exposant son cou, où une veine pulsait vivement. Je serrai sensiblement mes doigts autour de sa verge et augmentai le rythme. Quand je le sentis éjaculer, je fermai les lèvres autour de son extrémité et, en quelques gorgées, avalai le liquide légèrement salé.

Il s’appuya contre l’arbre, les bras tendus, laissant retomber sa tête en avant. Sa poitrine se levait et se baissait avec son souffle. Puis ses yeux croisèrent les miens.

« Est-ce que t’as vraiment… ?

— Avalé ton sperme ? Ouaip. »

Il semblait perplexe. J’expliquai :

« Je me suis rappelé à temps qu’on était dans la forêt, et l’idée que ça me coule de la chatte pendant une heure sans que je puisse me nettoyer… Bof. Comme ça, c’est propre.

— Mais… tu n’as pas joui.

— Si. Tu t’en es occupé tout au début, tu te souviens ? C’est vrai qu’un double orgasme était jouable, mais on ne peut pas toujours tout avoir. »

Il hocha la tête, comme si je venais de lui transmettre une importante leçon. Je me rhabillai et il fit de même. Puis je m’adossai de nouveau à l’arbre et me laissai glisser jusqu’à terre, les bras ballants.

« Alors, ça va mieux ? me demanda-t-il en s’asseyant près de moi.

— Carrément. Désolée pour tout à l’heure. Je suis juste vraiment perturbée par toute cette actualité pourrie… En plus, je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est en partie ma faute.

— Ce n’est pas ta faute. »

Il était torse nu, et je pris enfin le temps de savourer à quel point il était beau. Large, solide et sculpté d’une main de maître.

« Il y a des forces en jeu qui nous dépassent, continua-t-il gravement, et dont nous n’avons même pas conscience. Nos actions et notre volonté individuelles ne valent pas grand-chose face à ça. »

Ses paroles énigmatiques m’intriguèrent.

« Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

— Hier, pendant la patrouille, j’ai réalisé quelque chose. C’était comme si j’assistais à nouveau à cette nuit… celle où tu m’as coupé l’aile. Sauf que ce n’était pas moi qui agissais comme une brute, mais des camarades… Et comme ils ne sont tombés sur aucune démone forcenée, ajouta-t-il avec un petit sourire, ils s’en sont tirés sans dommage. Je ne peux pas en dire autant des démons, par contre… »

Je songeai à mon frère. Micka avait-il été de ceux qui l’avaient amoché ? Il semblait sous-entendre qu’il n’avait pas participé, mais il avait assurément laissé faire. Il poursuivit :

« Je croyais avoir commis une erreur. Un accident. Or… si tous les guerriers ont tendance à réagir de la même manière, alors ce genre de bavure était voué à se produire. Et à se reproduire, vraisemblablement. Tu vois ? C’est juste tombé sur moi… cette fois. Je ne sais pas si je suis très clair…

— Si ce que tu essaies de dire, c’est que le fait que tu nous aies attaqués était le résultat de ton conditionnement de guerrier, et pas d’un déséquilibre mental ou d’une personnalité particulièrement sanguinaire… alors, oui, c’est assez clair.

— Ouais, c’est ça. »

Il hocha la tête, les yeux au sol, avant de les relever vers moi.

« T’as pas l’air surpris. Pour moi, c’était presque une épiphanie…

— Si j’en doutais, je ne serais pas ici en ce moment. Tu t’es vraiment posé la question ? »

Il hésita.

« J’ai envisagé de me faire évaluer par un psychologue, ouais.

— C’était pas automatique, après ce qui s’est passé ? m’étonnai-je. Il me semble que les policiers doivent y passer s’il y a échange de coups de feu, ou quelque chose comme ça.

— Il y a une grande différence entre la police humaine et la milice des anges, dit-il avec un accent ironique. Nous sommes plus solides mentalement, là n’est pas la question. Mais je m’attendais au minimum à une réprimande, pour avoir agi impulsivement… au-delà de mes attributions. Au lieu de ça, rien. Peut-être qu’ils ont eu pitié, à cause de mon aile… Ou alors, c’est une raison de plus pour penser que, d’une certaine façon, tout ça était censé arriver. Que cela fait partie d’une espèce de plan dans lequel je ne suis qu’un pion.

— Ouais. C’est flippant.

— Et pourtant, encore une fois, tu l’acceptes comme si tu étais déjà au courant… »

Je pris une profonde inspiration.

« Eh bien… Disons que ça fait des décennies que les anges s’en prennent aux démons. Alors, le grand plan maléfique qui motive vos actions, on l’a bien remarqué, et depuis un bout. Je sais que t’aimerais croire à une raison supérieure, à une mission bienveillante qui justifierait la guerre que vous menez contre nous, mais… pour ma part, je n’y vois qu’une lutte d’influence. »

Il ne dit rien pendant quelques instants, puis reprit :

« Peu importe, ça ne résout pas le problème : que faire ? Les anges ne sont pas prêts à accueillir une telle idée. Si j’en parle, personne ne m’écoutera ni ne me croira. On m’écartera, tout simplement. »

Une envie soudaine me saisit de le prendre dans mes bras. Quand il parlait ainsi, un avenir avec lui paraissait presque possible.

« Et si tu ne t’opposes pas ouvertement ? tentai-je. Tu fais semblant d’aller dans le sens de ta hiérarchie, mais, en pratique, tu fais l’inverse. T’es chef d’escouade, non ? Ça te donne un peu de marge de manœuvre. »

Son regard vrilla le mien.

« Ce serait du sabotage. Une trahison.

— Un moyen d’arriver à tes fins, corrigeai-je. Et tant que tu maintiens le discours officiel, il n’y a pas vraiment de risque d’être démasqué.

— Tu ne comprends pas. Je ne peux pas. J’ai juré ma loyauté à la milice. »

Je fronçai les sourcils. Les anges étaient décidément d’étranges créatures.

« Tu veux dire que tu en es constitutionnellement incapable, ou bien que tu ne veux pas ?

— Je ne veux pas, admit-il en se détournant. Tu as dit tout à l’heure que ça ne te dérangeait pas que je sois un ange… Eh bien, ça en fait partie. »

Quand même, c’était stupide. Comment ne le voyait-il pas ?

« Ça signifie que, même si le pouvoir en place est corrompu jusqu’à la moelle, tu continuerais à le servir ?

— Attends, c’est toi qui me dis ça ? s’exclama-t-il. Lequel de nous deux est forcé à faire un travail qu’il méprise, à subir un pouvoir qu’il déteste ? »

À mon tour, j’élevai le ton :

« Au moins, on en est conscients !

— Ha ! Ça vous fait une belle jambe ! Quitte à me faire abuser sans pouvoir rien y faire, je préférais encore quand je ne le savais pas !

— Vraiment ? Tu retournerais à ton ignorance, juste parce que ça risque de mal se terminer ? »

Ma voix se brisa. J’avais les yeux rivés aux siens, et je me demandai s’il pensait à la même chose que moi. Il avait découvert les relations sexuelles dans mes bras, et il n’y avait aucune fin heureuse à l’horizon pour nous.

« Écoute, conclus-je, je sais qu’on est dans la merde. Une merde profonde, même. Mais je ne perds pas espoir. Je ne peux pas perdre espoir. »

En disant cela, quelque chose me vint à l’esprit, et je ne pus retenir un :

« Ooooh…

— Quoi ? »

Je secouai la tête.

« Rien… Je viens d’avoir une idée. Quelque chose que je pourrais faire, de mon côté, pour… je ne sais pas — lutter ? retarder la catastrophe ? Je ne peux pas t’en dire plus, c’est encore assez abstrait dans ma tête.

— OK. Promets-moi juste que ce n’est pas dangereux ?

— Pourquoi ? Ça t’importe ? répliquai-je, entre gêne et fierté.

— Bien sûr que ça m’importe ! répondit-il d’une voix bourrue, avant de m’attraper la main. Allez, viens, profitons des quelques instants qu’il nous reste ensemble… »

Je ne me fis pas prier. J’aurais tout le temps de songer à mon projet plus tard. Surtout, j’avais besoin de mon frère pour le mener à bien, et je ne m’attendais pas à le trouver fonctionnel avant l’après-midi !

***

Mickaël

Je découvris l’inspectrice Wong devant chez moi. Je retins un soupir. J’avais prévu de m’écrouler sur mon lit et de m’oublier dans le sommeil ; cela allait devoir attendre.

« J’allais vous appeler », dit-elle avec un sourire en rempochant son téléphone.

Je l’invitai à l’intérieur.

« Un café ? » proposai-je machinalement, me rappelant les gobelets qu’elle trimballait avec elle la dernière fois.

Mais, une fois dans la cuisine, je me retrouvai de nouveau confus devant l’appareil, dont la multitude de boutons semblait me narguer. Je revins dans le séjour, où Wong examinait ma lampe art déco.

« Euh… Savez-vous utiliser une machine espresso ? »

Elle leva les sourcils, avant de me suivre.

« Chouette engin, commenta-t-elle.

— C’est un cadeau, me justifiai-je. Je ne l’ai que depuis trois semaines, et je ne bois presque pas de café.

— Vous avez du café, au moins ?

— Oui, ça venait avec la machine. »

Je la laissai élucider le mode d’emploi. Pendant ce temps, je sortis des tasses et mis de l’eau à bouillir.

« Je vous en prépare un, tant que j’y suis ? offrit-elle alors que la machine bourdonnait.

— Non, merci. J’allais me coucher.

— Oh — je suis désolée. Je ne vous dérangerai pas longtemps.

— Du nouveau sur l’affaire ? » m’enquis-je tout en mettant un sachet de tisane à infuser.

Le lendemain de notre rencontre au motel, elle m’avait rappelé pour m’informer du rapport du coroner. Quoique le mode opératoire laissait à priori penser à un suicide, des marques trouvées sur les bras, les jambes et le visage de la victime suggéraient autre chose. Les traces sur ses membres, en particulier, avaient été laissées par des liens qui n’avaient été retirés qu’après le décès. Wong enquêtait désormais sur un homicide volontaire avec préméditation.

Elle se retourna face à moi, s’appuyant sur le comptoir derrière elle.

« Nous n’avons retrouvé aucune pièce d’identité sur les lieux, et la victime n’était pas fichée chez nous. Finalement, on a réussi à l’identifier grâce à une liste de personnes portées disparues. Un certain Lars Gustafsson. Sa femme, Ida Martin, est aussi venue à la morgue pour le reconnaître formellement. »

Je fis une moue pour indiquer qu’aucun des deux noms ne me disait quoi que ce soit.

« Vous lui avez parlé ? À l’épouse ? »

Elle finit de goûter son café avant de hocher la tête.

« Mais elle a soulevé plus de questions qu’elle n’a apporté de réponses… La mort de Gustafsson a l’air de l’avoir prise complètement au dépourvu. Elle n’avait aucune idée de qui pouvait en vouloir à son mari, et elle n’a jamais su qu’il traitait avec des anges.

— Il le lui aura caché, supposai-je. Il menait une double vie.

— C’est plausible. Le couple vivait très au-dessus de ses moyens. Martin prétend ne rien entendre à la comptabilité et ne l’avoir pas remarqué… Gustafsson devait tremper dans des combines louches, et l’une d’elles a mal tourné. Aucune piste concernant l’ange mystère de votre côté ?

— Aucune. »

Pour dissimuler ma contrariété, je soufflai sur mon breuvage, puis portai la tasse à ma bouche. Wong soupira.

« Je ne peux pas dire que ça me surprend. Ce qui complique les choses, c’est qu’aucune des personnes que j’ai interrogées n’a aperçu d’ange aux environs du motel, dans les heures précédant et suivant le meurtre. Enfin, excepté vous. »

Je grognai et bus une autre gorgée. L’inspectrice m’imita, avant de continuer :

« Il y a une porte-fenêtre dans la chambre qui donne sur l’arrière du motel, avec de grands arbres à proximité. Ce n’est pas vraiment un balcon, juste la place pour mettre ses pieds et une balustrade, vous savez ? Est-ce que vous pensez qu’un ange pourrait être entré et ressorti par là ? Attendez, je crois que j’ai une photo prise de l’extérieur… »

Je me raidis en me remémorant la façon dont j’avais pénétré par effraction chez Léara. Wong, occupée à chercher l’image dans son téléphone, ne le remarqua pas. Elle se dirigea vers moi et me montra l’écran.

« Oui, techniquement, il me semble que c’est possible, admis-je.

— Le décès semble avoir eu lieu tôt le matin, entre 6 et 8 heures. Si l’ange a pu voler directement des arbres à la fenêtre, ça expliquerait que personne ne l’ait vu.

— Un instant — que voulez-vous dire ? Que l’ange serait le meurtrier ?

— C’est effectivement l’hypothèse que je privilégie. Personne d’autre n’a été vu, entendu ou senti en compagnie de la victime ou dans la chambre au moment des faits. Un ange, au moins, a la capacité physique de réaliser un tel tour de passe-passe. Un démon puissant aussi ; mais vous n’avez décelé aucune présence démoniaque, n’est-ce pas ? »

Je secouai la tête, peu convaincu. Elle m’observa en silence, puis déclara :

« Je vous en prie, milicien, exprimez votre opinion. Après tout, c’est pour ça que je suis ici : vous connaissez les anges mieux que moi.

— C’est juste que cet assassinat maquillé en suicide, c’est trop… retors. Trop alambiqué. Ça ne ressemble pas à la pensée d’un ange. Nous sommes droits, transparents…

— Parce que s’introduire quelque part par la fenêtre pour ne pas être détecté, c’est droit et transparent ? »

À mon grand dam, je rougis violemment.

« On n’a pas encore établi avec certitude que cela s’est passé ainsi », rétorquai-je.

Elle croisa les bras sur sa poitrine et se mit à faire les cent pas dans ma cuisine.

« OK, alors soumettez-moi un scénario alternatif. Votre ange, qui n’a rien à cacher, se présente à la chambre 202 par la porte, mais — pure coïncidence — absolument personne ne le remarque. Il s’entretient avec Gustafsson dans ses derniers instants, ou bien découvre sa mort toute fraîche. Trois jours plus tard, il est introuvable, injoignable, il ne s’est toujours pas manifesté auprès des autorités. Par ailleurs, une tierce personne, le meurtrier, un humain, aurait également réussi à pénétrer puis à quitter la chambre sans être repéré par quiconque.

— Écoutez, je sais que les anges peuvent mentir…

— Ou dissimuler intentionnellement avec qui ils étaient au moment où ils ont découvert un crime ? me provoqua-t-elle.

— Eh bien, justement — vous apportez de l’eau à mon moulin, répliquai-je, une note d’agacement dans la voix. Je ne vous ai pas dit ce que vous vouliez savoir, mais j’ai été franc là-dessus. Je n’ai pas inventé une excuse tarabiscotée pour me dérober.

— C’est vrai. Mais mettons… mettons que notre ange ait la même vision que vous de ses semblables. Peut-être la ruse ne consiste-t-elle pas à nous faire croire à un suicide, mais à nous faire croire que le coupable ne peut pas être un ange. »

Je fronçai les sourcils, m’efforçant de suivre son raisonnement.

« Je viens de penser à quelque chose, ajouta-t-elle en s’animant. Gustafsson est bel et bien mort en se vidant de son sang. Les lacérations sur ses bras n’ont pas été effectuées post mortem, comme ce serait le cas pour déguiser un accident ou un crime passionnel, par exemple. »

Je ne pus réprimer un frisson à l’idée d’une mort aussi cruelle. Malgré l’implacable logique de Wong, j’avais toujours du mal à accepter qu’un ange ait pu en être l’auteur.

« C’est pourquoi la baignoire était remplie de sang, murmurai-je.

— Exact. Même s’il était dilué dans beaucoup d’eau… Bref, ce meurtre a été soigneusement orchestré pour rendre la thèse du suicide aussi crédible que possible. Le temps que les examens médicaux puissent nous apprendre qu’il s’agissait d’un crime, l’aura angélique que vous avez sentie aurait complètement disparu ! En fait, si vous n’aviez pas été dans ce motel précisément à ce moment, nous n’aurions aucun moyen et aucune raison de soupçonner qu’un ange est impliqué dans tout ça… »

Ma tête se mit à tourner sous la complexité de ce qu’elle avançait. Le pire, c’est que ça tenait debout !

« Belle théorie, dis-je enfin. Il ne vous reste plus qu’à la prouver. »

À ces mots, son visage entier s’assombrit.

« Je sais… »

***

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Nocturne – épisode 4 : Sabotage – I

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