Nocturne – épisode 4 : Sabotage – I

Léara

Comme convenu, je retrouvai mon frère un peu à l’écart de son spot habituel. Il était assis sur les marches d’un perron délabré, le nez collé à son téléphone — son fameux téléphone « perdu », qu’il avait, par une chance inouïe, retrouvé. En entendant mes pas, il se mit debout, sans quitter son écran des yeux.

« Il y a encore eu d’autres réactions sur ce qui s’est passé au concert… J’arrive pas à arrêter de lire là-dessus.

— T’étais là, pourtant, non ? » dis-je, un peu sèchement.

Quelqu’un avait fini par appeler une ambulance, des hommes de main du patron s’étaient pointés pour éparpiller la foule, et le band qui était censé être l’attraction principale du concert s’était réfugié dans un bar, où ils avaient improvisé un set acoustique. Plusieurs personnes s’étaient retrouvées à l’hôpital, certaines blessures allant jusqu’à des côtes et des membres brisés. Ça faisait deux jours que l’histoire faisait le buzz sur le Web.

En soi, je n’avais rien contre le fait que mon frère s’y intéresse — c’était même tant mieux pour moi, puisque c’était ce qui l’avait décidé à accéder à ma requête. Mais, d’une, ça m’agaçait que cet incident l’indigne davantage que tous les précédents, pourtant plus graves, tels que la mort d’Éric. Était-ce parce qu’il s’était trouvé à quelques pieds et se sentait, pour une fois, personnellement concerné ? Était-ce parce que tout le monde en parlait et qu’il ne voulait pas être en reste ?

De deux, je ne comprenais pas l’intérêt de se gorger de détails morbides le cul confortablement assis derrière son écran. Si je ne l’y avais pas poussé, il n’aurait pas songé à lever le petit doigt. Or, à quoi bon être touché ou révolté, si aucune action ne suivait derrière ?

Là encore, après avoir rangé son téléphone, il ne put s’empêcher de répéter, ses yeux bleus pleins de doute :

« T’es sûre de vouloir faire ça ?

— Oui, je suis sûre ! Je ne peux pas te garantir ce que ça va donner, mais il faut bien commencer quelque part. »

Il m’emboîta le pas. La veille, je m’étais arrangée pour lui parler seule à seul — nommément, sans Ralph. Mon frère avait beau lui faire entièrement confiance, il n’était pas de notre classe, et je ne voulais prendre aucun risque.

Lors de ma discussion avec Micka, je m’étais rendu compte qu’au contraire des anges, il était dans la nature des démons de ruser et de tromper, y compris vis-à-vis de notre propre hiérarchie et du pouvoir démoniaque en place. Je ne pouvais pas être la seule insatisfaite, la seule récalcitrante… Seulement, les dissidents devaient rester invisibles, s’organiser de façon souterraine pour échapper à la répression. En dépit de son manque total d’engagement politique, j’espérais que mon frère, après toutes ces années dans la rue, ait eu vent de quelque complot ou autre mouvement de résistance ou de protestation.

Il m’avait emmenée voir un certain Ricky, dealer de rue comme lui. Nous n’avions eu qu’un bref échange, puis il nous avait demandé de revenir le lendemain. Cette fois, il accueillit mon frère d’un chaleureux :

« Hé ! Content de te revoir ! »

Puis il plissa les yeux dans ma direction, son visage perdant son affabilité.

« C’est quoi, ton nom, déjà ? »

Je le lui dis.

« Tu bosses aux Neuf Cercles, c’est ça ? »

Il me contempla pendant quelques secondes, comme pour décider quoi faire de moi, avant de nous faire signe de le suivre. Nous marchâmes jusqu’à un immeuble quelconque, similaire à ceux que mon frère et moi habitions. Dans le vestibule, Ricky se retourna vers nous.

« Vous avez des téls sur vous ?

— Oui. »

Il tendit les mains pour les recevoir.

« Désolé. Simple mesure de sécurité. »

Mon frère me regarda. Il semblait incertain. Je vérifiai mentalement que j’avais supprimé tous les messages de Micka — de toute façon, nous évitions toute information personnelle susceptible de nous identifier ou de nous compromettre —, puis abandonnai mon cell à Ricky. Je m’étais attendue à ce qu’il les garde, mais il les plaça dans une boîte aux lettres qu’il referma à clé.

« Ils vous attendront bien sagement jusqu’à votre retour », nous rassura-t-il.

Puis il nous mena au sous-sol, jusqu’à la dernière porte au bout du couloir. C’était le local à poubelles, comme l’odeur le signalait dès le premier pas, et, pendant une seconde, je craignis que la rencontre ne se tienne là — en tout cas, cela aurait efficacement repoussé tous les curieux ! Mais nous nous contentâmes de le traverser jusqu’à une autre sortie, qui débouchait sur une ruelle. Après un dédale de venelles, nous arrivâmes dans la cour arrière d’une bâtisse. J’aurais été bien incapable de dire où nous étions, et encore plus de deviner l’adresse.

Cette fois, nous grimpâmes l’escalier en colimaçon, à moitié couvert de vigne, jusqu’au troisième étage. Je compris que nous avions atteint notre destination en entrant dans une pièce où, massés autour d’une longue table à dîner, une dizaine d’hommes buvaient des bières. L’un d’eux grillait une cigarette dans un coin, mais c’était assez pour enfumer tout l’endroit. Malgré le beau temps, une seule fenêtre était entrouverte d’un timide pouce et demi.

Ricky nous présenta. Les démons nous répondirent de même, mais, sur le coup, je ne réussis à retenir qu’un nom — celui du démon qui s’adressa en premier à nous — Maurice. Il était petit et corpulent, avec des cheveux bouclés et une barbe blonde. Il lança d’une voix tonitruante, avec un grand sourire :

« Alors, comme ça, vous voulez renverser le patron ? »

***

En réalité, Maurice et ses compagnons ne cherchaient pas à monter un putsch, ni même une insurrection. Pas que ça leur aurait déplu, mais ils n’en avaient pas les moyens. Ni ceux de s’opposer ouvertement et de vaincre la petite armée privée du patron, ni ceux de prendre ensuite le pouvoir — et, surtout, de le garder. Avec tout changement venait le risque du pire…

En revanche, ils étaient dévoués à une mission de sabotage systématique qui avait pour cible le patron et pour bénéficiaire, eux-mêmes. Par l’entraide, ils avaient développé une myriade de façons de travailler le moins possible, de profiter au maximum de leurs situations, et de ne pas se faire prendre. On se redistribuait les tâches, on flânait, on coupait la marchandise, on passait ses visites personnelles pendant les courses pour l’employeur, on piochait dans ses provisions et on organisait des fêtes clandestines chez lui… et, surtout, on s’avertissait à l’approche d’un singe.

Tous les présents s’exprimaient librement devant mon frère et moi, comme si nous faisions déjà partie du complot. J’avais l’impression que notre seule position sociale — tout en bas de l’échelle — nous donnait un passe-droit : ils ne pouvaient imaginer qu’un autre démon inférieur, un des leurs, prenne le parti du patron contre le leur. D’un autre côté, après que l’un d’eux eut raconté à la blague comment ils avaient puni un sous-chef trop zélé, je réalisai qu’un individu isolé tel que mon frère ou moi ne représentait qu’une faible menace face à la force du groupe. Nous connaissions leurs noms et leurs visages, mais, désormais, ils connaissaient aussi les nôtres.

Tout le monde se dispersa après environ deux heures de bavardage arrosé. Mon frère et moi récupérâmes nos téléphones — j’avais reçu un texto de Micka, mais je me forçai à attendre patiemment le moment où je serais seule pour le lire.

« Alors, c’est ce que tu espérais ? » me demanda mon frère, en parlant de nos nouveaux amis.

À son ton, il ne semblait pas aussi enthousiaste que moi. À sa place, j’aurais déjà sauté sur l’occasion de les rejoindre ! Malheureusement, je sentais que ma job aux Neuf Cercles ne correspondait pas vraiment à leur profil et, à vrai dire, je ne voyais pas moi-même comment participer au mouvement depuis le bar.

« C’était chouette, non ?

— Ouais… je sais pas. Ces gars se croient trop rebelles, mais, dans le fond, ce qu’ils font, ça ne change rien. C’est même plutôt mesquin… Genre, ils volent leur boss et bâclent leur boulot. C’est ça, la révolution ?

— Ouais, dis-je à mon tour. En même temps, que veux-tu qu’ils fassent de plus ? En face, c’est des mecs avec des fusils d’assaut ! Et puis… c’est peut-être “mesquin” du point de vue du patron — c’est vrai que ça ne fait pas une grosse différence pour lui —, mais c’est l’intention qui compte. C’est une question de… hum, de liberté et de contrôle. »

Je peinais à trouver les mots pour exprimer la pensée encore brouillonne qui se formait dans mon esprit.

« C’est le moment où ils cessent d’obéir à des ordres et peuvent agir par eux-mêmes, tentai-je encore. Un peu comme ta musique ! D’ailleurs, justement : j’ai ressenti la même chose au concert, l’autre soir, avant que les choses dégénèrent. L’impression que, si je suis prisonnière de ma propre vie, c’est parce que j’ai accepté de l’être… J’ai beau me plaindre de mon taf, je fais ce qu’on attend de moi ; je suis les règles. Et ce concert, c’était… l’inverse. L’inverse d’une obligation. C’était ce monde-là qui l’avait voulu et organisé, sans demander l’autorisation ou l’avis de personne — et surtout pas du patron ! »

Je repris mon souffle.

« Bref, voilà, je crois que c’est la même chose, ce qu’essaient de faire Maurice, Ricky et les autres. Et c’est peut-être le plus important. Alors, certes, ce n’est pas du grand spectacle, et personne n’arrache le pouvoir des mains du patron à la fin… Mais ça suffit à trouver le bonheur, non ? »

Je me tus. Sans avoir été conviée, l’image de Micka apparut brièvement dans ma tête, avant de disparaître, comme un tableau vivant balayé par des phares dans un virage. Micka était-il mon espace de liberté à moi ? Intuitivement, je doutais que les dealers rebelles voient ma relation avec un guerrier d’un meilleur œil que le patron. Pour eux, ce ne serait qu’une autre forme de collaboration, de traîtrise. La réaction de mon frère interrompit mes réflexions.

« Depuis quand t’es une adepte de la pensée positive ? me railla-t-il, avant d’ajouter, plus sérieusement : Je leur jette pas la pierre, hein… Je me dis juste que s’ils étaient plus nombreux, s’ils avaient une vision plus large, alors ils pourraient faire une vraie différence. Je ne sais pas, j’ai trouvé qu’ils avaient un petit côté sectaire, “on est bien entre nous”… Même toi, c’était limite s’ils ne te considéraient pas comme une ennemie de classe ! »

En dépit de mon beau discours, je dus reconnaître qu’il avait raison. Ces petits actes de tricherie quotidienne ne suffisaient pas. En tout cas, ils ne me suffisaient pas. Je voulais la totale, l’utopie, le monde où je pourrais coucher avec Micka sans me cacher de mes propres alliés.

« Hé ! Je pourrais m’en charger, moi, m’exclamai-je. Je pourrais essayer d’élargir le message, de recruter, de faire des ponts avec d’autres milieux… Par exemple, le monde qui était au concert, est-ce qu’ils connaissent seulement l’existence du réseau de Maurice ? »

Ma nouvelle idée me remplissait d’enthousiasme. Toutefois, un coup d’œil à l’heure qu’indiquait mon téléphone me fit revenir sur terre.

« Oups ! Faut que j’y aille ; je commence à bosser dans 45 minutes. »

Je saluai mon frère et partis attraper un tram au coin de la rue. J’avais toujours mon cellulaire dans la main. Sur l’écran de veille, l’icône me notifiant d’un message non lu clignotait, enjôleuse. Ça ne faisait pas deux jours que j’avais vu Micka, et son contact, sa présence me manquaient déjà. Je déverrouillai l’écran et effleurai l’icône.

Demain en journée ?

***

Mickaël

J’aurais dû en profiter pour dormir entre deux patrouilles nocturnes — surtout après l’intervention musclée de la nuit passée. Mais le besoin de la revoir, encore et encore, aussi souvent que possible, était trop fort. La toute première fois, j’avais cru — ô combien naïvement ! — qu’une unique expérience satisferait mon désir, me sortirait Léara du système. À présent, je comprenais que, comme toute bonne chose, la goûter, c’était en vouloir plus. Pour l’instant, j’y trouvais mon compte et j’évitais de me demander combien de temps cette « lune de miel » allait durer.

Contrairement à nos rendez-vous précédents, j’avais proposé à Léara de la retrouver dans un lieu dénué d’humains — mais aussi, la plupart du temps, d’anges comme de démons. Il s’agissait d’une bande de territoire qui faisait tampon entre les quartiers angélique et démoniaque, un no man’s land dont les bicoques, autrefois habitées, tombaient désormais en ruines. Malgré sa piètre apparence, c’était la principale pomme de discorde entre anges et démons — officiellement, la seule zone dans laquelle la milice était autorisée à patrouiller. En effet, ce qui se déroulait derrière les limites du quartier des démons ne relevait pas de notre juridiction… en théorie.

Le soleil venait de quitter son zénith et régnait en maître dans le ciel bleu. Les mauvaises herbes qui avaient envahi les crevasses du trottoir se fanaient sous l’effet de la chaleur ; les restes de crépi sur le mur derrière moi paraissaient chauffés à blanc. Au bout de la rue, au-dessus de l’asphalte défoncé, la vision se brouillait. C’est là qu’apparut Léara. Une allégresse familière m’envahit. Elle marchait droit vers moi, sourire aux lèvres, et ne s’arrêta que pour m’embrasser.

Je l’entourai de mes bras et, parce que j’allais fermer les yeux et baisser un instant ma vigilance, je l’attirai à l’abri d’un poteau électrique, si recouvert de végétation qu’une sorte de rideau s’y était formé. Je savourai notre baiser, puis la serrai plus fermement.

« Prête pour le décollage ?

— Quoi ? lâcha-t-elle, avec la stupéfaction escomptée.

— Tu vois la bâtisse, là-bas ? dis-je en désignant un immeuble de deux étages, aux portes et fenêtres du rez-de-chaussée fraîchement condamnées. C’est là qu’on se rend. Je peux t’emmener à l’intérieur en quelques battements d’ailes.

— Oh… OK. Comment est-ce que je dois me tenir à toi ?

— Comme tu veux. Je ne te laisserai pas tomber.

— T’as pas intérêt ! »

Elle cherchait à plaisanter, mais je la sentais un peu nerveuse. Étant donné sa taille, mon entraînement et la courte distance à parcourir, il n’y avait pourtant pas de quoi. Voler tout en portant une personne adulte était comparable à marcher ou courir avec le même fardeau. Cela rendait la tâche plus ardue, plus fatigante ; cependant, sur un temps bref, avec une faible élévation, c’était pour moi un jeu d’enfant. J’éprouvais une certaine satisfaction à l’idée de le lui prouver. Cette fois, c’était moi qui serais responsable de sa première fois…

Elle émit un petit glapissement lorsque je la soulevai de terre. Au contraire, quand je déployai mes ailes et m’envolai véritablement, elle en resta sans voix. Ses doigts se crispèrent sur ma nuque ; sans un mot, je tentai de lui communiquer mon calme et mon aisance… Mais nous étions déjà arrivés. Utilisant mes ailes pour me maintenir en équilibre sur le bord de la fenêtre, entrouverte d’un demi-pouce, je fis coulisser la vitre. Léara échangea sa prise sur mon cou contre ma main, puis sauta à l’intérieur. Je la suivis.

Tout était comme nous l’avions laissé au petit matin. Quelques vieux meubles déglingués tranchaient avec le vide des grandes pièces. Les derniers occupants n’avaient pas pu emporter grand-chose dans le chaos du raid, et des effets personnels subsistaient au sol et sur les étagères. Les camarades et moi avions fait plus de dégâts au rez-de-chaussée, mais Léara n’avait pas besoin de voir ça. Présentement, elle admirait une fresque psychédélique qui recouvrait l’intégralité d’un mur.

« Où sommes-nous ? m’interrogea-t-elle.

— Jusqu’à la nuit dernière, c’était un squat de démons. »

Elle se tourna vers moi, et je compris à son regard qu’on s’acheminait vers une de ces discussions « démone vs ange ».

« T’as mis des squatteurs à la rue ?

— Hé, ils n’avaient aucun droit d’être ici ! me défendis-je automatiquement.

— Parce que nous, là, maintenant, on a le droit ?

— Ce n’est pas pareil…

— Bien sûr que c’est pareil ! Tu viens ici pour avoir la paix, pour échapper à la surveillance de ta hiérarchie. C’est exactement le but d’un squat : fuir les règles imposées par le patron… comme être obligé de travailler pour payer un loyer ! »

Je serrai les dents, frustré. Elle prétendait ne pas avoir de problème avec l’idée que je sois un ange, mais j’avais mes doutes.

« Soit, mais, en passant, on ne les a pas fichus dehors pour le seul crime de squatter. Il y avait un gros trafic qui passait par cette planque ; t’imagines pas la quantité de drogue qu’on a trouvée…

— Je suppose qu’il y a des dépenses de base auxquelles on ne peut pas échapper, répliqua-t-elle. Tu sais, il n’y a pas vraiment d’organismes de charité chez les démons… La soupe populaire, pour nous, ça n’existe pas.

— Alors, tu cultives tes tomates et tu les vends — je sais pas, moi !

— Des tomates ? Ha ha ! Laisse-moi rire ! »

Sa moquerie fit céder mon contrôle. J’avançai sur elle jusqu’à l’acculer au mur.

« Oh, lâche-moi, hein ! Tu sais très bien quelle est ma job ; c’est un peu tard pour me le reprocher… Et je ne vais pas m’excuser d’avoir enlevé du circuit un kilogramme d’héroïne ! »

Elle s’était tue et soutenait mon regard, l’air sérieux, mais je n’en avais pas fini. Je m’approchai encore, la touchant presque.

« L’autre nuit, t’as dit que le fait que je sois un ange t’excitait. Alors, tu veux pas plutôt me montrer à quel point t’es excitée, maintenant ? la défiai-je, tout en pressant mon entrejambe renflée contre son ventre.

— C’était pas… », commença-t-elle, avant de laisser tomber.

Sa bouche se referma dans une ligne butée. Elle refusait de me toucher, ce qui avait le don de me rendre encore plus impatient. Elle ferma les yeux, puis les rouvrit pour me fixer.

« OK. Mais juste là, en fait, je ne suis pas très excitée. Donc, à moins que t’aies envie de t’arracher la bite en pénétrant un vagin non lubrifié, je te conseillerais plutôt d’y remédier prompto. »

J’étais toujours en colère, mais je ne pouvais nier qu’à ce sujet, elle en savait plus que moi. Je reculai d’un demi-pas.

« Dis-moi ce que je dois faire. »

D’une main, elle déboutonna ses jeans, tandis que l’autre appuyait fermement sur mon épaule.

« Hum, tu pourrais commencer par me lécher… histoire de me donner un peu d’encouragements. »

Je m’agenouillai.

« Oh, j’ai l’intention de te donner bien plus que ça ! »

***

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Nocturne – épisode 4 : Sabotage – II

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